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 Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥]

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Matthias L. O'Malley
Matthias L. O'Malley

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MessageSujet: Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥]   Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] Icon_minitimeSam 1 Mai - 16:08

      Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] 00003th5 Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] Drumming_noise011_ks26
      The songwriter's dead. You can doesn't mean you should.
      The blade fell upon him. Taking him to the white lands. Of empathica. Of innocence. Empathica. Innocence


    Il faisait beau aujourd’hui ! Y’a pas à dire, le printemps était vraiment une saison à mettre qui que ce soit de bonne humeur, sauf peut-être les allergiques au pollen… quoi que même pour eux, le fait d’avoir des températures plus clémentes ne pouvait pas être une mauvaise chose.
    Le seul qui se plaignait intérieurement des quelques 22 degrés à l’extérieur, c’était Matthias. Autant le froid ne le dérangeait pas au point qu’il porte des T-shirt même en hiver, autant le chaud lui donnait l’impression de suffoquer. Bon là ça va, on n’en était pas encore aux pointes à 35-40 de l’été, période où le Nordique bénissait la climatisation à l’intérieur de l’école ainsi que toutes les occasions de sortir le soir ou pour se baigner.

    Vous vous douterez facilement que c’est avec les cheveux attachés et dans un haut sans manches que le jeune homme accueillit son unique classe du jour pour le cours de biologie pratique. Il avait même décidé de se raser aujourd’hui. Seul détail invariable ; le pantalon reste et restera toujours un jeans avec une chaîne qui pend de côté. Bien ! Le programme était simple; continuer et terminer pour de bon l’analyse de la croissance de plantes qui avaient été soumises à plusieurs conditions de culture. C’est après quelques explications rapides sur le déroulement de l’après-midi que Matthias laissa les étudiants aller chercher le matériel. En fait, ça faisait à peu près deux semaines qu’ils étaient sur la même expérience notée au fur et à mesure du travail effectué en classe et sous forme d’un rapport final. Ouais, c’était assez laborieux, et certains élèves se plaignaient pas mal de devoir faire des analyses entre toutes ces plantes en surveillant tous les deux jours, après leurs cours ou pendant des pauses, l’évolution dans les serres ou dehors. Surtout qu’ils « n’avaient pas que ça à faire » selon certains. La seule remarque que leur renvoya leur prof en réponse à cela fut qu’ils n’étaient pas obligés de faire ce qu’on leur demandait, mais que c’était tant pis pour leur moyenne. Lui s’en fichait bien de savoir si oui ou non les petits avaient de la rigueur dans ce qu’ils faisaient... mais ce genre d’exercice avait indirectement pour but d’apprendre à sa classe à s’autogérer. Et puis mince hein, ils étaient par groupe de deux, alors ça n’allait pas les tuer de faire leur truc correctement. Je dis groupe de deux… mais pas exactement, parce que le groupe était malheureusement impair. Ce détail impliquait que notre européen passait un peu plus de temps avec la personne qui bossait seule et l’aidait à chaque fois qu’il y avait un travail à effectuer en duo Une fois n’était pas coutume… à vrai dire, c’était toujours la même étudiante qui se retrouvait en individuel depuis le début de l’année, et peut-être que sans ce détail-là, jamais les choses n’auraient eut l’occasion d’évoluer, rationnellement parlant, vis-à-vis d’elle.

    Alors que les 4 autres groupes étaient partis à l’extérieur armés de leurs bloc-notes et de leurs stylos car ils en avaient terminé avec ce qu’il y avait à faire en classe, Matthias s’approcha de la table à laquelle quelqu’un finissait de reporter des chiffres, puis y posa ses avant-bras croisés en jetant un coup d’œil rapide au travail effectué. Ouais, ben apparemment, elle avait besoin que quelqu’un l’aide un peu… tout petit peu, juste histoire qu’elle arrête de s’emmêler les pinceaux, ce qui semblait actuellement être le cas.

    « T’arrives à suivre le rythme, Kalya? »

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Kayla D. Dreyscott
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MessageSujet: Re: Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥]   Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] Icon_minitimeSam 1 Mai - 19:01

Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] 00003th5 Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] Drumming_noise011_ks26
© mag' & little serveuse

matthias & kayla


Dieu que c'était bon. Ce frémissement de bonheur qui se faisait sentir jusque dans la végétation elle-même. Ce réchauffement, ce soulagement. L'hiver prenait fin. Les longs jours de pénombre étaient terminés, faisant place à un ciel d'un bleu azur. C'était sans conteste ma saison préférée. Le moment où la nature s'éveille en douceur. Les fleurs qui étirent leurs pétales, les oiseaux qui virevoltent dans les airs. Puis le soleil. Doux et délicat encore. Chaleureux. Je ne pouvais m'empêcher de me prélasser au balcon de ma chambre. Plein sud, le bonheur. La résidence dans laquelle j'hébergeais était loin d'être la plus luxurieuse. Mais peu m'importait. Je n'étais pas là pour l'argent. Seulement pour mes études. Je ne pouvais cependant pas ignorer plus longtemps ce manque cruel de sommeil qui me faisait tant défaut. Les démons du passé n'avaient de cesse de revenir me hanter. Je gémissais dans mon lit, secouée de spasme, un fin filet de sueur au coin de la lèvre. Irrévocablement je me réveillais avec un cri de terreur, d'un sursaut. Il me fallait cinq bonnes minutes avant de prendre mes repères. Université. Los Angeles. Résidence. Chambre. Seule. J'éclatais en sanglots. Je commençais à prendre cette habitude qui pourtant m'affaiblissait un peu plus chaque jour. La solitude n'arrangeant en rien mon mental en sous-régime. J'avais des amis, certes. Mais ils se comptaient sur les doigts d'une main. Je pensais à Ezekiel, Lutz, Jaelyn, Eliott. Et j'avais beau chercher, je ne voyais qu'eux. Ce qui, pour moi, était bien plus que suffisant. Mais au regard de ma mère, j'étais seule. Beaucoup trop seule. Elle n'avait de cesse de me harceler pour me faire quitter le nid douillet de ma chambre. Je refusais, à chaque fois. Ce qui ne manquait jamais de lui arracher un soupir de peine et quelque peu teinté de douleur. C'était presque toujours à ce moment que je raccrochais rapidement, prétextant du travail. Non. Je ne désirais pas que l'on remue dans mes souvenirs. Pas ceux-là. Les plaies étaient encore trop présente en moi pour réussir à franchir ce cap. Blessures tant physiques que psychologiques. Je gardais de nombreuses cicatrices de mon duel passé avec ce qui m'avait servi de père. Et avec ça, de nombreux problèmes qui m'empêchaient de pouvoir participer aux cours de sport. Ce qui m'arrangeait. Ma maladresse n'était pas que légendaire, elle était belle et bien réelle. Pour un rien je menaçais d'envoyer un de mes coéquipiers à l'infirmerie. Avec ça, certains prenaient de la distance. Je n'y prêtais pas attention. Je m'en étais toujours sortie seule. Ai-je besoin que cela change?

Quinze heures approchaient à grands pas. Pour terminer ma journée de cours, je devais me rendre au laboratoire botanique. Au cours de biologie. Monsieur O'Malley. Matthias, pour tout avouer. Pourquoi ce nœud me prenait-il à l'estomac à chaque fois que je devais le voir? Je me faisais des films. M'imaginais des choses impossibles. Il n'avait fait que jouer son rôle de pédagogue: écouter et aider. Seulement, je n'aurais jamais pensé parler de tout ceci un jour. Avec un homme surtout. Je les fuyais comme la peste, rejetant volontairement tout contact physique - et autre - avec eux. Je ne comprenais pas ce qu'ils me trouvaient. J'étais silencieuse, torturée, froide. Rien à voir avec toutes ces jolies filles que comptait l'équipe de cheerleaders. Elles étaient belles, populaires, aimées. Tout ce qu'une fille pouvait désirer. Je ne possédais rien de cela. Los Angeles me donnait un teint blafarde, sans aucune lumière. Pourtant, sous une lumière bien spécifique j'arrivais à apprécier la blancheur de ma peau. J'en venais même à l'aimer. Mais je me sentais trop petite. Trop mince. Trop dénudée de tout intérêt. Ma vie elle-même aurait fait fuir n'importe quelle personne normale. Sauf lui. Lui, ne m'avait pas jugée. Il m'avait laissé m'exprimer. Me libérer. Les larmes avaient été nombreuses. Mais plus ma langue devenait douloureuse, plus mon cœur paraissait s'alléger d'un poids trop important pour moi. Trop sensible. Délicate. Cette fragilité me répugnait. Je me faisais horreur. Je désirais changer, mais ne savait quel chemin emprunter. A ce qu'il paraît, le temps me guiderait. Cela faisait treize ans que j'attendais un guide. Une boussole. Un signe. Rien.

« T’arrives à suivre le rythme, Kalya? » me sortit de mes pensées. Et de ma galère. Comme à chaque cours pratique depuis le début de l'année, j'étais seule. L'avantage d'être un nombre impair dans ma promotion. Au début, certains s'étaient permis des réflexions à voix basse, leurs regards figés sur mon visage. Ils avaient dû rapidement comprendre que la solitude me collait à la peau. Mais la biologie n'avait jamais été mon fort. Pour tout dire, au collège et au lycée je prétextais un rendez-vous à l'infirmerie chaque fois que j'avais cette matière. Curieusement, personne n'a jamais fait le moindre rapprochement. Ouais. Ma galère était palpable. Et visuelle. Je me perdais dans les chiffres que mon regard gris clair lisait. Je me mordais machinalement la lèvre inférieure, déboussolée. Pourtant, je figurais en tête de liste dans mes études de droit. Rigoureuse, obstinée, pertinente, arrogante parfois, respectueuse, d'après mes professeurs de science-politique, droit et d'éducation civique et juridique. Ils étaient fiers d'une telle élève. J'étais simplement fière d'avoir enfin un but dans la vie. Mes yeux se levèrent, et rencontrèrent le regard de mon professeur. Les battement de mon cœur s'affolèrent. J'esquissais un rapide sourire, camouflant du mieux que je pouvais le rouge qui prenait place sur mes pommettes. Oui, j'étais mauvaise. Mauvaise pour les mensonges et l'indifférence. « Je suis douée, ça saute aux yeux. » Tentative d'humour minable. Certaines personnes avaient le chic pour tourner la situation à leur avantage. Moi pas. J'étais naturelle, un peu trop. Non pas que je n'avais pas de caractère, là n'était pas le lien. Mais je ne savais pas faire semblant. Je ne pouvais qu'être moi-même. Kayla Dallas Dreyscott. Désespérante en biologie. Et assurément mauvaise à vie. « J'dois être fâchée avec les chiffres, j'sais pas. » Ça, c'était pas faux. J'étais une grosse bille quand il s'agissait de nombre, et je le reconnaissais. A quoi bon se voiler la face? Mordillant le bout de mon crayon, je tirais sur un élastique, libérant mes cheveux châtain clair de leur bourreau. Une légère odeur de noix de coco me vint aux narines. J'aimais cette odeur. Elle me rassurait. M'apaisait. Mais me savoir en tête à tête avec Matthias ne m'aidait en rien. Je m'étais toujours demandée si ce n'était pas de la pitié qu'il éprouvait à mon égard. Pauvre gamine, sans amis. Naze en biologie en plus. Et en plus qui s'entiche d'un professeur. Pauvre gosse. Je priais pour qu'il n'en soit rien. Rien n'était plus humiliant qu'être aidée par pitié.

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    LONGTEMPS, MON SEUL BUT DANS LA VIE ÉTAIT DE M'AUTODÉTRUIRE. puis, j'ai eu envie de bonheur. c’est terrible, j’ai honte, pardonnez-moi: un jour j’ai eu cette vulgaire tentation d'être heureuse. ce que j'ai appris depuis, c'est que c'était la meilleure manière de me détruire.
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MessageSujet: Re: Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥]   Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] Icon_minitimeDim 2 Mai - 11:39

      Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] 00003th5 Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] Drumming_noise011_ks26



    A ce moment-là, même si elle ne disait rien, on voyait très clairement que la pauvre Kalya avait un bug quelque part. C’est tout naturellement, comme à chaque fois depuis maintenant une bonne poignée de mois, que son aîné était venu vers elle pour lui faire comprendre le principe des formules qu’il fallait utiliser. Ce n’était jamais bien compliqué, en fait… mais si on ne parvenait pas à saisir l’idée du « pourquoi on fait ça comme ça », les choses pouvaient en effet s’avérer bien plus que problématiques. Même s’il était un matheux dans l’âme, Matthias ne pouvait pas en vouloir à la blondinette de ne pas s’en sortir, car chacun avait ses propres lacunes. Encore heureux qu’il ne l’ait pas en cours de chimie… car là… c’était encore moins subjectif que lorsqu’on faisait pousser des plantes. Encore aujourd’hui, le jeune homme arrivait à s’interroger sur le choix qu’avait fait l’étudiante de prendre un domaine scientifique. C’était quelque chose d’obligatoire, c’est ça ? Bah, allez savoir… chacun ses raisons. Et puis si il le lui demandait, l’européen avait un peu peur de certifier son élève dans l’idée qu’elle avait d’elle-même comme n’étant pas faite pour cette branche scolaire. Mais non, c’est faux ! Il y avait des trucs qu’elle pouvait faire très bien lorsque… ou bien quand… euh… oui, bon, bref ! Une fois il y avait eu un tp avec des animaux et ça s’était très bien passé parce que c’était surtout de l’observation. Je ne parle pas des cours de dissection où on avait faillit envoyer quelqu’un à l’infirmerie, ni des nombreux objets en verres cassés, ni des…

    « Oui, d’accord, mais qu’est-ce qu’elle fait dans cette classe ? »

    Pour Matt, la question ne s’était jamais posée, étrangement. Il était plus amusé qu’autre chose par le comportement de Kalya et passait souvent un bon moment lorsqu’il s’agissait de l’aider. Les choses avaient cependant changé à la longue… et le jour où ça a commencé, le brun ne l’oublierait pas. C’était l’une de ces fois où la demoiselle s’était encore trouvée un peu à la traine et qu’il était venu l’aider. Tout se passait comme d’habitude, et puis d’un coup la conversation s’était mise à dévier, jusqu’au moment où la petite blondinette avait commencé à parler de sujets de plus en plus sérieux. Pour être tout à fait sincère, Matthias est inquiet, encore aujourd’hui, concernant l’état de son élève. Et s’il y avait un moyen plus efficace que celui qu’il avait eu jusqu’à maintenant - consistant principalement à écouter - pour la soutenir, je ne pense pas qu’il hésiterait à l’utiliser. À plusieurs reprises, le nordique avait pensé à prévenir un médiateur interne à l’université ou bien un prof de psychologie, mais il s’était finalement dit que ce serait plus une mauvaise idée qu’autre chose. D’ailleurs… même s’il ne le montrait pas clairement, les poignées de minutes passées en compagnie de Kalya lui apportaient quelque chose d’indéfinissable mais pas non moins agréable, alors il n’avait pas spécialement envie de perdre ce temps précieux en le donnant à quelqu’un d’autre. Cette fille était une entité de contradictions à elle-même, car on sentait une claire fragilité dans son petit corps, en parallèle avec une force qu’elle dégageait malgré tout. C’était troublant… voire parfois plus, mais il y avait des barrières qui ne se dépassaient pas entre eux. Un élève peut avoir la relation qu’il désire avec d’autres élèves, mais cela est totalement différent lorsqu’il s’agit d’un employé de l’université. Une simple amitié pouvait être mal vue par les autres enseignant, car le professionnalisme s’en voyait détérioré, blablabla, il ne faut pas être trop proche des étudiants. Mais mince quoi ! Quand t’as 24 ans et que certains de tes « élèves » ont deux ans de moins que toi, tu vas pas les vouvoyer, quand même ? De toute manière, Matthias s’en fichait un peu de cette convention, car il n’était pas réellement prof et n’avait pas de licence officielle. Son job était temporaire. Non, il n’avait pas de vraie classe à charge après tout, et lui-même avait ses études de son côté pour entrer dans la police scientifique plus tard. C’est une longue histoire…

    « J'dois être fâchée avec les chiffres, j'sais pas. »
    « C’est bon, je vais vous réconcilier, tu vas voir. »

    Un léger sourire s’afficha sur le visage du jeune homme qui emprunta un bout du bloc note à Kalya pour lui réexpliquer chaque chose de manière à ce que ce soit moins embrouillé, sous forme d’un tableau qui exposait tout soudainement les chiffres désordonnés d’une nouvelle façon, leur donnant tout d’un coup un sens.

    Si vous pensiez que l’européen n’avait pas remarqué la gêne de la vingtenaire assise à côté de lui, c’est que vous le connaissez bien mal. Évidemment qu’il savait ce qui se passait, mais pourtant, l’idée de modifier ses habitudes en fonction du comportement de la blondinette ne lui était pas venue à l’esprit. Je pense comme vous qu’il ne l’aidait pas en agissant comme si de rien n’était, car de plus en plus, il y avait de la tension. S’il fallait donner un chiffre, l’amplification du phénomène serait de 6,76% chaque semaine, ce qui pourrait très vite amener à un blocage un peu trop fort de la part de Kalya pour que les choses puissent continuer comme en ce moment. Dans ses pensées, il arrivait parfois à Matthias d’envisager la possibilité de ne plus voir apparaître le bout du nez de la demoiselle à la porte de la classe, un de ces jours, et même s’il ne se l’avouait qu’à moitié à lui-même, cette idée le dérangeait particulièrement. Il s’était trop habitué à la présence de cette fille et ça l’aurait certainement rendu plus triste qu’il ne le pensait qu’elle décide de l’éviter. Le simple fait de ressasser ça fit que le jeune homme tourna légèrement le visage vers la blondinette pour la fixer calmement droit dans les yeux, même si les siens étaient actuellement figés sur sa feuille de cours. Cela dura quoi… une dizaine de secondes, je pense. C’était plus long qu’on ne pouvait le penser, l’air de rien, et c’est finalement au bout de ce laps de temps que l’européen se redressa pour se diriger à l’extérieur de la classe afin d’aller surveiller ce que faisaient les autres.
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Kayla D. Dreyscott
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MessageSujet: Re: Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥]   Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] Icon_minitimeDim 2 Mai - 12:27


matthias & kayla


Je haïssais les matières scientifiques. Ce n'était pas de la haine toute gentille toute mignonne. Mais un rejet farouche d'étudier la moindre formule. Mes lacunes avaient débutés dès le début de primaire. Deux mois à peine de passé à galérer que le maître avait fini par s'arracher les cheveux par touffes et à abandonner. J'étais jeune, je m'inquiétais de cette réaction. Mais à présent, plus rien. Quelqu'un pouvait bien sauter par la fenêtre après avoir tenter de m'expliquer ce qu'il voulait de scientifique. C'est sa vie, écoutez. Je n'avais aucuns droits pour lui dicter sa vie et l'interdire de sauter. De plus que je ne pouvais leur en vouloir de me penser irrécupérable. Bonne à rien. C'était ce que j'étais après tout, je ne m'attendais pas à des félicitations en tout genre. Mais je devais avouer que depuis quelques mois, je tâchais de faire des efforts. J'essayais de donner un sens à tous ces chiffres, à leur trouver un intérêt que je n'avais toujours pas cerné. Était-il possible de passer toute une vie en seule compagnie de ce charabia? C'était à croire. Mon défunt père était un scientifique dans l'âme. Je ne comprenais rien à ses explications. Je comprenais seulement qu'il était le seul de la famille. Mais mon incapacité à jouer avec les nombres me valait des pluies de coups divers. Bien loin de me motiver. Je me repliais au contraire dans une bulle dont moi seule connaissait la sortie de secours. A cet instant, on pouvait bien me faire subir n'importe quoi: je ne bronchais pas. Aucunes paroles, aucuns cris, aucunes plaintes. Je subissais en silence et imprimais l'instant avec soin dans un recoin de mon cerveau. Et jamais je n'oubliais. Je n'oubliais jamais le visage d'une personne qui m'a fait du mal. Ni d'une personne qui m'avait donné - même pendant un lads de temps - le bonheur. Je n'oubliais jamais un visage tout court. Tout comme je savais pertinemment que je ne pourrais me défaire du regard pénétrant de son professeur. Des traits de son visage. De cette même chaîne qui pendait sur le côté de son jean. Ses - longs - cheveux bruns. Ma parole, mais je devais folle à liée! Je n'avais mis personne au courant de nos discutions. Pas même ma sœur, ni Jaelyn, à qui pourtant je disais beaucoup de choses. Je désirais garder jalousement ces instants pour moi. Que personne d'autre ne les sache pour en profiter à son tour. Que personne ne découvre les battements affolés de mon cœur, ces étoiles dans mes yeux gris. Et pourtant, certains gars de ma classe trouvaient amusant de s'autoriser quelques remarques du genre: « Hé les gars, vous croyez que si je m'habille en gothique Kayla va m'admirer comme elle le fait avec O'Malley? Ca pourrait être terriblement excitant! » Et mon pied au cul, il serait terriblement excitant? J'en revenais pas de tant d'immaturité. De tant de conneries enfantines à vingt ans passés. Mais comme à mon habitude je les ignorais. Tout comme j'ignorais le bruitage d'un baiser qu'ils faisaient avec leur bouche. Ces gars étaient pitoyables. Et comme à mon habitude, leurs visages étaient clairs dans ma tête. Je ne les oublierais pas.

« C’est bon, je vais vous réconcilier, tu vas voir. » Et je lui faisais confiance. Je le laissais prendre le temps de m'expliquer ce que je n'avais pas saisi. De tout reprendre à zéro si je persistais à ne pas saisir. C'était cette patience qu'il me manquait pour tenter de comprendre ce bordel bourré de chiffres. Avec de la patience, je me détendais, je prenais un peu confiance en moi. Mais dans le cas contraire. Ce n'était même plus la peine de me quémander pour quoique ce soit. Enfin. L'important était que je saisissais le principal, et que j'arriverais à me débrouiller un minimum la prochaine fois. Autre point qui tournait à mon avantage: chaque chose que j'apprenais, je la retenais. Ainsi, tout ce que j'avais appris et par conséquent compris depuis le début de mes études m'apparaissait aussi clair que si j'avais le cours sous les yeux. Pratique, lors que ces saloperies de profs décident de vous évaluer sur ce que vous avez vu il y a six mois. Mais dès qu'il s'agissait d'un passage que je n'avais pas comprit, rien ne me venait. Je pouvais connaître le cours par cœur, je me trouvais dans l'impossibilité de faire quoique ce soit. Je me concentrais donc sur ce qu'il m'expliquait. Le tableau. Les chiffres qui venaient y trouver leur place, et comme débloquer une porte verrouillée dans ma tête. Soulagée. Je n'étais pas totalement insensible aux nombres. Un peu dure d'oreille, mais réactive. Il y eut un léger moment de silence durant lequel je tremblais à l'idée de lever le regard. Je me sentais caressée par le sien et à la fois observée. Je mimais un intérêt tout nouveau sur ma feuille de calcul et m'obstinais à regarder les yeux baissés. La pression s'évanouit avec son départ vers l'extérieur. Je respirais à nouveau, haletais légèrement. Je devais cesser immédiatement ce petit manège. Qu'est ce que j'espérais? Qu'une pauvre gamine comme moi pouvait l'intéresser? Qu'ils vivraient tels des amants cachés aux yeux de tous, se retrouvant à la lueur de la lune pour partager leur amour? Tu es trop sentimentale ma fille, ça te perdra. Je sais.

Mes papiers en ordre, je n'avais plus qu'à rejoindre le reste de la classe au dehors. Je me sentais comme libérée. La suite du cours n'était qu'observation, le seul aspect de la biologie que j'aimais et réussissais. Serrant mes notes contre moi, je sortais sous le soleil. Ravie, je fermais un instant mes paupières, et respirais profondément. J'étais plus du soleil que je n'étais de la pluie. J'étais plus de la chaleur que je n'étais du froid. Lorsque je rouvris les yeux, Matthias s'occupait d'un duo. Féminin. Repoussant la légère pointe de jalousie qui me saisissait je m'éloignais rapidement, faufilant mon mètre soixante-trois entre les grands benêts de ma promotion. Pour eux je n'étais pas normale à proprement dit. Est-ce que ça les empêchait pour autant de ne pas dormir le soir? Personnellement, je n'en dormais que mieux. « Héé mignonne, t'es dispo vendredi soir? » J'étais la seule fille dans des environs de trois mètres. Je jetais un regard indifférent sur le visage arrogant qui venait de me parler. Il avait ce sourire insupportable, cet aura de victoire et de propriété privée qui me révoltait. Il croyait quoi, sincèrement? Que j'allais me jeter dans ses bras, éperdue de bonheur? Il se mettait le doigt dans l'œil et profond. Imbécile. Vraiment stupide. Repoussant la petite voix qui me soufflait que je ne voulais qu'une personne - ce dont je comprenais le sous-entendu - je rétorquais calmement et sans lui prêter le moindre intérêt: « Certainement pas pour toi. » Je m'éloignais en marmonnant un "crétin" qui ne lui échappa pas. Tant pis. Ce que je ne soupçonnais pas c'est que, blessé dans son orgueil, il se mit à parler à voix haute. Suffisant pour que la classe entière en profite. « J'oubliais que t'avais un penchant pour les bottes cloutées, les chaînes et tout l'bordel. Attends... Comment il s'appelle déjà? O'Malley non? Professeur O'Malley, t'es sérieuse? » Je me figeais sur place. Qu'il s'en prenne à moi, je m'en fichais. Mais je ne voulais pas qu'il attire le moindre problème à Matthias. Il n'y était pour rien, dans ma solitude. Il n'y était pour rien dans mes problèmes. Je lui faisais face avec une lueur de défi dans le regard. « Tu t'es fais jeté par une gonzesse, ok. Mais on est pas obligé de t'entendre couiner sans arrêt. » Puis je me retournais. Quelques filles pouffèrent dans leur coin, mais je ne leur accordais plus la moindre attention. Je m'étais fais un ami, encore.

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    LONGTEMPS, MON SEUL BUT DANS LA VIE ÉTAIT DE M'AUTODÉTRUIRE. puis, j'ai eu envie de bonheur. c’est terrible, j’ai honte, pardonnez-moi: un jour j’ai eu cette vulgaire tentation d'être heureuse. ce que j'ai appris depuis, c'est que c'était la meilleure manière de me détruire.
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MessageSujet: Re: Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥]   Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] Icon_minitimeDim 2 Mai - 15:55

[c'est nul et super confus >.> ]


    Dos tourné, frustration retirée, c’était une sorte de soulagement. Non pas que la présence de Kalya était quelque chose de stressant en soi, mais en fait oui… surtout depuis quelques temps. Depuis qu’elle s’était confiée et qu’un déclic semblait s’être fait chez elle. À de nombreuses reprises, Matt s’était dit que cette fille l’idéalisait bien trop, car elle ne connaissait qu’une partie de son caractère. Oui, d’accord, il était gentil, patient et avait un certain calme… mais lorsque quelque chose l’énervait, une situation toute simple pouvait devenir très risquée si on se trouvait trop près du brun. Son sang « froid » avait beau faire de lui un personnage plutôt passif dans la majorité des cas, c’était également la raison pour laquelle il pouvait sembler inhumain lorsqu’il était en colère, car son comportement restait le même… au détail près que la moindre chose qui bougeait à côté de lui était susceptible d’être fracassée sur la tête de celui qui l’agaçait. Et il n’y avait jamais aucune hésitation palpable dans les gestes de Matthias lorsqu’il était dans cet état là. Nan, il ne réfléchissait pas avant de voir une blessure ouverte par sa faute. D’où venait cette attitude, le jeune homme n’en savait rien, mais il paraît qu’ils sont un peu tous pareils dans la famille, alors il a décidé de mettre ça sur la faute de la génétique.

    Mains dans les poches, notre bonhomme s’était donc approché d’un duo féminin qui l’avait appelé à l’aide pour qu’il répondre à leurs questions concernant un phénomène que ni l’une ni l’autre ne pouvait expliquer concernant une histoire de feuilles. C’était toujours ces moments-là que leur prof préférait, car il profitait pour poser lui aussi quelques questions en tant que réponse. Le but était de pousser les deux élèves à faire des raisonnements logiques, et si elles n’y parvenaient pas d’elles-mêmes, eh ben… tant pis, on aurait au moins essayé.
    Accroupit entre les demoiselles, Matthias dû finalement en venir à des explications personnelles en illustrant sa théorie par tout ce qui lui passait par la tête comme exemple, au point que l’un d’entre eux finit par faire rire le petit groupe car c’était un peu Hors-sujet.

    Une fois que le problème fut réglé, le jeune homme laissa le duo finir ce qu’il était en train de faire et se redressa pour aller voir ce que faisaient les autres. Rah, bon sang ce que le soleil était chaud en comparaison d’hier, un truc de malade. C’était comme ça lorsqu’on est habitué à des températures basses et à la pluie Irlandaise, que voulez-vous. Parfois, Lauri se demandait pourquoi il ne s’était pas contenté d’aller étudier à Helsinki au lieu d’aller jusqu’à l’autre bout de l’océan, mais au fond de lui il savait très bien que c’était pour des raisons que personne d’autre que lui ne connaissait. Les services secrets, rien d’autre. En Amérique, ceux-ci étaient assez réputés, et bien qu’ils aient leurs propres milices en Russie, Matthias préférait les ricains aux soviétiques. Ces types étaient trop… froids, et puis méfiants aussi. C’était plus difficile de bosser avec eux de manière générale. MAIS DIANTRE, JE M’ÉGARE ! Heureusement qu’il y a des crétins qui parlent à vois haute et nous rappellent où on en était dans l’histoire.

    Au moment où Kalya se retournait après avoir répliqué à la pique du mec qui l’avait ouverte un instant plus tôt, quelque chose de plutôt grand et qui ne se trouvait pas là avant lui barrait la route. On ne pouvait pas vraiment dire que les paroles du gars d’en face avaient été très plaisantes, et malgré ça, un magnifique sourire cynique s’était affiché sur le visage de Matt qui avait les yeux pointés sur l’auteur du message. En parlant de lui, il s’était soudainement dégonflé lorsque l’homme qui serait d’enseignant à la classe s’était approché en interceptant ce qui était en train de se dire. Son regard de merlan frit parut encore plus intelligent que d’habitude à cet instant, et on sentit bien que l’intimidation naturelle que provoquait la simple présence de son aîné n’était pas juste une rumeur. La seule chose embêtant dans cette situation, c’est que tout le monde assistait à ce qui se passait. L’avantage d’avoir de l’autorité sur le groupe arrangeait cependant bien Matthias à ce moment-là, et il n’eut aucune difficulté à renvoyer tout le monde à ses affaires après avoir contourné Kalya. La cerise sur le gâteau était peut-être que toutes les personnes dans le périmètre commencèrent à rire en se moquant du garçon qui avait ouvert sa grande gueule.

    Ce qui s’était passé à ce moment-là ? Eh bien… même si ça ne se voyait pas tout à fait clairement, le monsieur n’avait-il pas purement et simplement prit la défense de quelqu’un de bien précis ? Oui... évidemment qu’il l’avait fait pour lui aussi car il n’acceptait pas qu’on le classe ainsi dans une catégorie à cause de sa manière de s’habiller, mais pas seulement. Je ne m’étalerai pas sur le sujet, car l’après-midi passe, les minutes défilent, et on arrive bientôt à la fin du cours. Les premiers étudiants finissaient d’ailleurs leur travail et venaient rendre leur rapport terminé une bonne fois pour toutes à leur prof.
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Kayla D. Dreyscott
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MessageSujet: Re: Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥]   Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] Icon_minitimeDim 2 Mai - 16:17


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trop qu'pas, c'est parfait pour moi ♥

Je m'en voulais. Je m'en voulais de ne pas avoir ignorer ce crétin de première et d'avoir répliqué. Si j'avais gardé le silence, il aurait lâché l'affaire. Et jamais elle ne se serait donné ainsi en spectacle. Quand Matthias fit son arrivée sur les lieux du grabuge, je piquais d'un fard et replongeais le bout du nez dans ma plante. Je tâchais de me faire la plus discrète possible. En même temps, ce n'était pas bien difficile. Du haut de son mètre quatre-vingt-quatorze, il paraissait faire deux fois ma taille. Quant à sa silhouette, c'était au minimum quatre fois mon corps mince. Trop mince. Autant dire que l'on ne me voyait plus. Ce qui m'arrangeait. Le groupe de curieux se dispersa, certains commençaient même à rendre leur rapport. Je griffonnais deux ou trois observations sur ma feuille. Avec tout ça, je n'avais pu que peu avancer. Il ne restait d'ailleurs plus que quelques minutes avant que la sonnerie ne retentisse. Dans quelques minutes j'avais terminé ma journée, ce qui me motiva à terminer rapidement ce qui était demandé. Le dernier mot écrit, je relevais la tête et me rendais compte que je figurais parmi les dernières. Comme d'habitude, en fait. Revenant vers la salle de cours, je mettais un peu d'ordre dans mon travail. Une feuille glissa lentement et, dans ma tentative de réflexe instantané pour la rattraper, les autres s'échappèrent à leur tour. Seigneur. J'étais désespérée. Et surtout fatiguée. Fatiguée de tant de maladresse et de poisse. Passant une main sur mon visage excédé, je m'accroupis et regroupa mon rapport. Avec mille précautions je posais le tout sur une table et terminais de ranger. Sortant vainqueur de cette deuxième tentative je posais le tout sur le bureau du professeur. Coup d'œil à droite. A gauche. Ok. « Je... Je suis désolée pour l'incident de tout à l'heure. » Je me mordais la lèvre inférieure tout en détournant le regard. Était-ce ma faute s'il était... Comment dire? Impressionnant? Certes, peut-être que je l'idéalisais un peu trop. Peut-être que le voyais comme mon idéal masculin. Mais s'intéresser de très près à quelqu'un ne veut-il pas dire qu'on l'accepte avec des défauts éventuels? Bien que je doutais d'être déçue au bout du compte. Il est des personnes dont vous savez, que quoiqu'elles fassent rien ne vous détournera d'elles. Peut-être retrouvais-je en lui à la fois un père, un frère, un ami. Mais je désirais plus. Bien plus que ça. On me trouvait trop ambitieuse. On disait de moi que je voulais toucher les étoiles avant d'avoir trouver la bonne échelle. Possible.

J'étais gênée. Je voulais m'en aller au plus vite et à la fois rester un peu. Gratter quelques minutes. Continuer à ressentir cet aura de protection dont je me sentais entourée. Ne pas affronter le regard des autres, leurs murmures. Pouvoir respirer sans ce nœud à l'estomac. Cette appréhension de passer la soirée seule, et d'être à nouveau hantée. Hantée par les fantômes de mon passé. Je ne voulais pas d'aide autre que celle que j'avais déjà. J'ai toujours refusé l'aide des psychologues. Jamais je n'ai cru en leur soit-disant pouvoir. En quoi parler à une personne inconnue pouvait nous libérer? Cette personne ne sait rien de nous, justement. Elle ne connaît pas nos réactions, nos pensées. Juste les faits. Et ce n'était pas suffisant à mon goût. Car je tenais en horreur les gens qui me plaignaient. Être regardée avec ce regard triste, accablé, compatissant. C'était à en devenir folle. C'était en partie pour cela qu'elle aimait la présence de Matthias. Il ne changeait rien lorsqu'ils parlaient. Il ne lui donnait pas de traitement de faveur, la considérait comme une élève. Point barre. Ça, c'était mon côté raisonné qui parlait. Bref...

« Et encore merci de m'avoir écoutée, la dernière fois. C'est rassurant de ne pas être constamment jugée ni plainte. » Premier vrai sourire que je lui adressais. Mais j'étais sincère. Comme à chaque fois certes, mais ce remerciement venait vraiment de l'intérieur. Du cœur. Après tout je n'étais pas une de ses élèves permanentes, rien ne l'avait obligé à s'asseoir à mes côtés, à me demander ce qui n'allait pas. Et pourtant, il l'avait fait. Preuve que malgré ses airs de gros dur, il ne pouvait être que bon en lui. Je me demandais comment il se voyait. Certes, ce n'était sûrement pas de la même façon que moi. Et des questions, encore des questions. C'était mon problème. Je posais une question, qui entraînait une réponse. Cette même réponse une autre question, et ainsi de suite. Je devais avoir un quota à respecter, un stock à vider chaque jour. Jetant un coup d'œil sur ma montre, je sursautais légèrement. Déjà dix minutes après la sonnerie que je le retenais. « J'y vais, je n'embête pas plus longtemps. » Un dernier léger sourire tandis que je plongeais une dernière fois mes pupilles dans ses iris grises. Quoi? Ne me regardez pas comme ça, j'y peux rien si il a vraiment un beau regard!

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MessageSujet: Re: Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥]   Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] Icon_minitimeDim 2 Mai - 17:42

    Comme à son habitude, le jeune homme avait reprit place derrière son bureau en attendant que tout le monde finisse d’écrire ce qu’il avait à dire. Sa manière de voir les choses concernant le maintien à avoir en classe avait cependant une dimension bien particulière… pour tout vous dire, au début de l’année, il ne savait absolument pas comment se comporter face à ces groupes de 10 à 15 personnes, mais maintenant ça allait… parce qu’il les connaissait un peu et que c’était réciproque, dans le sens où personne ne faisait de commentaires sur le fait que Matt avait un écouteur dans l’oreille pendant qu’il relisait les copies. Oui, un seul parce que ça serait dommage qu’il n’entende pas si quelqu’un l’appelait. Aussi, il lui arrivait parfois de croiser les jambes et de poser les pieds sur un coin de la table en faisant comme s’il était chez lui. Au départ, cette attitude le faisait passer pour un petit rigolo de service qui ne comprenait rien à la vie, mais tout le monde changea rapidement d’avis en voyant le type de programme scolaire que ce monsieur avait. Non, ça ne « rigolait » pas, contrairement à ce que l’on pouvait penser. Le brun était ce genre de personnes qui cultivaient la loi du « ne te prends pas au sérieux mais fais les choses correctement », message qui était très bien passé dans la classe car il n’était pas rare qu’il y ait de la musique de fond pendant certaines séances, ou bien des jours où leur prof n’avait pas envie de bosser, du coup il se ramenait avec un film en rapport avec les sujets, genre…. Wall-e ou Fourmiz. xD

    Pendant que Kalya rédigeait la fin de son rapport, en dernier, comme d’habitude, le jeune homme se permettait parfois de lever les yeux de ce qu’il était en train de lire, corriger ou annoter, ne serait parfois que pour quelques secondes passées à observer silencieusement la blondinette. C’était toujours intéressant de la voir aussi concentrée, car dans ces moments-là il y avait quelque chose qui se dégageait d’elle en plus des autres fois. Comment dire… cette fille était maladroite, mais il y avait des moments où personne n’aurait put le remarquer, comme là. Non non, stop, regarde ta feuille et tais-toi, Matthias.

    Une dizaine de minutes plus tard, Kalya refit son apparition en posant son rapport sur le bureau - à noter que son « prof » avait sagement ignoré l’incident des fiches qui s’échappent -, et c’est uniquement là que l’homme accepta de reprendre contact avec elle en levant les yeux vers les siens tandis qu’elle lui adressait la parole. Oh, bien sûr qu’ils auraient pu discuter juste avant, mais au lieu de ça chacun restait à sa place, dans son rôle. C’était mieux ainsi…

    « Je... Je suis désolée pour l'incident de tout à l'heure. »

    Le jeune adulte se contenta de hausser les épaules en se rasseyant normalement, puis il glissa rapidement ce que la demoiselle venait de lui donner dans une fourre.
    La conversation à sens unique se poursuivit avec un remerciement de la part de Kalya, rapidement suivi d’un sourire qui se faisait terriblement rare. Combien de fois l’avait-il vue sourire comme ça ? On pouvait compter ces événements sur les doigts d’une main, car la plupart du temps, même après qu’elle se soit déchargée de ce qu’elle avait sur le cœur, la blondinette avait le plus souvent un semblant de sourire aux lèvres, plus triste qu’autre chose. Dans cette situation, Matthias ne pouvait pas s’empêcher de se poser des questions au sujet de… sa petite sœur. Il ne pouvait pas s’en empêcher, parce que cette fille en face de lui devait avoir à peu près le même âge qu’Elizabeth, et qu’il avait de plus en plus l’impression en étant à son écoute, il cherchait à retrouver un peu ce sentiment d’appartenance qui lui manquait affreusement depuis maintenant trop longtemps. C’était injuste envers Kalya… et en même temps, tout semblait brouillé. Impossible de définir exactement quel type de relation cette mistinguette constituait pour lui, et ça, c’était vraiment perturbant. Dans tous les cas, la seule chose certaine était qu’elle avait une certaine influence sur lui. Oui, il fallait la protéger. Indirectement très souvent à cause de la barrière qui les séparait, mais la protéger quand même.

    Pour tout vous dire, le brun n’entendit même pas lorsque sa cadette s’adressa à lui, car elle avait déjà posé ses yeux sur lui, et qu’il avait automatiquement accepté de se laisser regarder de la sorte sans la moindre réticence. C’était pas bien, pourtant. À chaque fois qu’il la laissait faire ça, « cette chose » empirait certainement dans la tête de Kalya.

    « J’ai l’impression que tu as des questions à poser, tu as le temps de régler ça tout de suite ? »


    …pas que dans la tête de Kalya… malheureusement.
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MessageSujet: Re: Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥]   Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] Icon_minitimeDim 2 Mai - 18:41


matthias & kayla


C'était mon état qui empirait. Légers tremblements, battements de cœur qui s'emballent, boule à l'estomac. Je me serais giflée. Giflée pour m'être autant laissée atteindre par un homme. Et pourtant, cet homme en question n'avait rien fait pour. J'étais seule responsable du malaise qui s'installait entre nous depuis quelque temps. La tension était tellement palpable que je m'étonnais que les autres étudiants n'en aient pas pris conscience. Ne l'ait pas senti. Mais une chose était sûre: j'étais grillée. Et en beauté. En même temps... Voilà quoi. Côté discrétion j'avais des progrès à faire. D'énormes progrès. Dès qu'il me parlait, je rougissais. Dès qu'il me regardait, je me sentais défaillir. On aurait dit une enfant face au frère aîné d'une amie. En extase, en admiration. En perpétuelle attente d'un signe lui prouvant que rien n'était à sens unique. Et pourtant. Ce signe n'était jamais venu, et je n'espérais plus qu'il arrive. J'avais coupé net avec mes illusions et laissé la réalité m'envahir. La douleur avait été tellement forte que j'en avais titubé. Putain, si ce n'était pas de l'amour c'était quoi? Pour quelqu'un qui n'a jamais connu l'amour, j'étais perdue. Est-ce que ça ressemblait réellement à ça? Si c'était le cas, je voulais m'enfuir le plus loin possible. Cette insupportable souffrance qui vous rappelle que vous n'êtes qu'un humain. Un être fait de chair et de sang, avec des sentiments. Absolument pas indestructible. Rien qu'un pantin. « J’ai l’impression que tu as des questions à poser, tu as le temps de régler ça tout de suite ? » Le maintien de son regard me fit presque oublié la question qu'il venait de me poser. Je mis quelques secondes avant de redescendre sur terre. Chute brutale. Il venait de me prendre au dépourvu. Certes, j'avais des questions à lui poser. Un million de questions, d'ailleurs. Mais l'instant n'était pas à son apogée, et je craignais de me ridiculiser. Quoique vous me direz, je n'suis plus à ça près. C'est ça? Ouais, j'comprend.

« Je ne sais pas si le moment est bien choisi pour... Poser mes questions. » Cette phrase m'aurait fait fuir si elle avait été prononcé par quelqu'un d'autre. Rien de plus angoissant que l'appréhension. Mais mon désir de connaître ses pensées, ses ressentis, son passé se faisait grand. Je désirais tout savoir à son sujet, qu'il n'ait plus de secret pour moi. Et pour moi seule. Quelle cruelle envie que j'avais là. Une injustice. Une de plus. Et son regard toujours posé sur moi. Je peinais à déchiffrer ce que ses yeux disaient. S'ils parlaient. Bon dieu, il le faisait exprès? Je sentais le rouge me monter au visage. L'expression rouge tomate, vous connaissez? « Si tu continues à me regarder comme ça j'répond plus d'mes actes... Arrêtes... » Ma voix s'était éteinte au fur et à mesure et n'était plus devenue qu'un murmure. Je fermais les yeux, me mordant violemment la lèvre. J'aurais mieux fait de tourner une centaine de fois ma langue dans ma bouche. Ça m'aurait éviter de dire des choses que je pensais, certes, mais qui était déplacé. Terriblement déplacé. Pour peu qu'il le prenne mal et me foute à la porte avec un coup d'pied au derrière, je m'en sortirais bien. Bon sang Kayla! Stupide. Et dire qu'avant je faisais preuve de tact. Il avait du se perdre ce con, se tromper de chemin et m'abandonner lâchement. Pourtant, il aurait été le bienvenu à cet instant précis. Et toujours impossible de déchiffrer son visage. Perturbant.


là c'est à mon tour de m'excuser, c'est minable. --'

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MessageSujet: Re: Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥]   Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] Icon_minitimeDim 2 Mai - 19:35

Oh naan moi ça me va très bien comme ça, et puis au passage, j'aime beaucoup tes réponses n'aussi ♥ *o*

    C’était plus une habitude qu’autre chose qui poussait le jeune homme à soutenir ainsi son regard. Ca, et le fait qu’il ne se rendait pas compte de ce qu’il était en train de provoquer en agissant ainsi. Tout aurait pu s’arrêter il y a de cela une bonne minute si Matt avait rendu sa liberté à la demoiselle, ce qui ne fut pas le cas ne serait-ce qu’un instant. Non, il ne cillait pas, restait droit, et le seul mouvement qu’on put intercepter chez lui fut sa respiration lente qui soulevait sa poitrine de manière régulière. Comment, mais comment parvenait-il à rester aussi calme dans un moment pareil ?! Lui-même n’en savait rien à vrai dire. C’était dans sa nature. Le brun ne paniquait que très rarement, et ce n’était jamais pour lui, mais par inquiétude pour les autres que ça lui arrivait, ce qui ajoutait encore plus cette impression d’anormalité qui planait au-dessus de lui. Insondable. En effet, il n’y avait rien à lire dans son regard clair et dense comme de la pierre. Comme tout le monde, le nordique avait des choses à cacher, comme tout le monde, il avait un système de défense contre ceux qui tentaient de pénétrer dans son jardin secret, mais pas comme tout le monde, il parvenait à décourager les curieux en leur offrant un mur lorsqu’ils cherchaient à lire en lui. Oh non, jamais vous ne le verrez s’énerver pour une remarque ou une autre, et c’était bien ça le problème! Comment vouliez-vous deviner ce qu’il avait dans son cœur s’il ne réagissait à rien? Son âme pouvait presque être comparée à une sorte de forteresse, au point où on en était, mais pour la première fois, une faille dans la construction allait se présenter. Ah, le serrurier n’a pas bien vissé la porte de derrière.

    « Si tu continues à me regarder comme ça j'répond plus d'mes actes... Arrête... »

    Suite à cette simple phrase, la carte que venait de tirer Kalya fit basculer le jeu tout entier, car son interlocuteur eut tout à coup l’air de ne pas savoir où se mettre et il croisa les bras après s’être rapidement détaché les cheveux.

    « Désolé, c’était involontaire. »

    L’excuse de Matthias fut suivie par un détournement du visage en direction de la fenêtre, puis vers la porte, et enfin sur les dossiers devant lui qu’il se mit à rassembler tout en se levant de son siège. Les trente centimètres qui le séparaient de la jeune femme face à lui semblaient étrangement beaucoup moins grands que d’habitude, peut-être en raison du fait que le brun avait légèrement rentré la tête entre ses épaules. Mais qu’est-ce qui lui prenait tout à coup ? Eh bien c’était simple! Il avait perdu le contrôle, ce qui ne lui arrivait jamais, et lui donna l’impression qu’on pouvait tout savoir de lui tout à coup. Ca, il n’en était pas question, encore moins si l’affection portée à Kalya venait d’être percée à jour.

    Le jeune adulte resta quelques secondes immobile, de profil vis-à-vis de son interlocutrice, puis il se dirigea vers l’entrée de la classe et faisant vaguement signe à l’étudiante de le suivre pour sortir.
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MessageSujet: Re: Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥]   Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] Icon_minitimeDim 2 Mai - 20:14


matthias & kayla


« Désolé, c’était involontaire. » Je l'espérais. Car si d'un regard il arrivait à me déstabiliser, je n'étais pas au bout de mes peines. Mon indépendance avait été si durement acquise que je refusais de la perdre au profit d'un homme. Quel qu'il soit. Et même Matthias. Je ne conciliais pas amour et désir avec dépendance. J'estimais, au contraire, que lorsque l'amour était sincère, la liberté était plus grande. Car bien évidemment, cela entraînait la confiance, le plaisir de se quitter pour mieux se retrouver. Enfin, c'était mon propre avis. Ma propre vision des choses. Comme on me le dit assez souvent, je suis bizarre. Alors sûrement que mes ressentis le sont également. Je le regardais se lever. Plus ses muscles se contractaient, plus mon visage se leva vers le ciel. Je ressentis à nouveau cette sensation d'être une poupée miniature. Et l'envie de me serrer contre son corps me tordit le bas du ventre. A vous couper le souffle. Peut-être étais-je en plein rêve, mais je le sentais perdu. Vulnérable, le temps d'un court instant. Ma plainte avait due le perturber. Ébranler une partie de la forteresse. Je ressentais ce besoin d'être soutenue. Que mon attachement ne soit plus à double sens. Et je venais de repérer un bout de ce chemin tant attendu. Je réalisais enfin. Et cette illumination soudaine regonfla mon espoir. Raviva cette flamme dans mon regard depuis trop longtemps éteint. Mais mes pupilles dissimulèrent cette extase soudaine, et reprirent leur teinte habituelle. Vert ou gris, cela dépendait de la lumière voir même de mon humeur. Ces derniers temps, ils adoptaient le gris. Ce gris terne que certains trouvaient magnifique, mais que moi je trouvais terriblement triste. J'avais le cafard rien qu'à les regarder à travers une glace. Heureusement que mes cheveux blonds venaient donner un regain de lumière, de couleur. Entre le blanc de ma peau et le gris de mes yeux, je n'étais pas dotée des plus furieux atouts. Enfin. Si je commençais à faire la liste des choses que je n'aimais dans mon physique, je risquais de m'y perdre.

Mon regard était toujours rivé sur son visage. De profil, cette fois. Le moindre geste qu'il faisait, je l'enregistrais. Je le notais. N'avais-je pas dit plus haut que je n'oubliais jamais une personne qui me faisait du bien? Matthias, me donnait une bouffée de joie qui n'était pas négligeable. Rien que par sa présence. Lorsqu'il se dirigea vers la porte en me faisant un signe de tête, je le suivis instantanément. Comme un automate réglé pour réagir à la moindre de ses demandes. Je n'aurais pas été étonné d'accourir vers le premier distributeur s'il avait mentionné le mot "café". Terrifiant, ce pouvoir qu'il exerçait sur moi. Sur ma personne, dans sa totalité. Serrant mes cours contre ma poitrine, je passais devant lui. Mon bras frôla son jean. Avec cette chaîne, qui pendait sur le côté. Les couloirs étaient déserts. Les cours avaient repris depuis longtemps. Et par la même occasion, ma journée était terminée depuis longtemps. Mais peu m'importait. Je ne m'en rendais aucunement compte. Je n'avais qu'une envie: connaître la suite. Sans m'attendre à des miracles. Je le regardais fermer la porte derrière lui, et s'engager dans le couloir. J'hésitais à le suivre. Peut-être était-ce une manière de me congédier, et de vaguer à ses occupations. Mais, malgré moi, je le suivis. A ce même instant, il se tourna vers moi. Comme s'il m'attendait. Je n'hésitais plus. Faisant trois pas lorsqu'il n'en faisait qu'un, je le rejoignais à sa hauteur. « Qu'est ce que... ? »

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MessageSujet: Re: Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥]   Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] Icon_minitimeDim 2 Mai - 21:29

    Oui, il l’attendait, et c’était notamment pour une raison. La situation commençait sérieusement à être problématique là, on ne pouvait pas laisser les choses dans cet état. Peuple, il est temps d’agir, alors faites quelque chose ! Facile à dire alors que tous les couloirs sont vides, d’autant plus près des salles de travaux pratiques. Les seules personnes qu’on risquait de voir ici à cette heure-là étaient éventuellement des professeurs ou des élèves qui avaient besoin d’aller aux toilettes en urgence. Là n’était pas le problème, cependant. Le problème, donc, c’est que monsieur 100% je gère la situation venait de se sentir percé à jour et donc déstabilisé, ce qui était loin de lui convenir. En à peine deux petites heures, les rôles venaient de s’inverser tout subitement, du moins c’était l’impression qu’avait Matthias.

    C’est donc avec ses grandes foulées que le jeune homme s’était mit en route avec un dossier dans sa main droite et une expression mi-figue mi-raisin sur le visage. Ah ce que c’était con, ah mais qu’est-ce qu’il était con de ne pas avoir fait plus attention… même l’aura de Kalya venait lui dire « hin hin ça y’est t’es fini », selon sa propre interprétation.
    Comme vous pouvez vous en rendre compte ici, notre garçon était quelqu’un qui avait beau avoir des défenses très efficaces, il se mettait malheureusement à paniquer tout d’un coup lorsque quelque chose n’allait pas comme il l’avait prévu à la base, ce qui était le cas à cette heure précise, l’heure de la mort de toute sa crédibilité.

    Tout en avançant, Matthias réfléchissait déjà à ce qu’il pouvait dire pour ne pas avoir cette impression que la blondinette à côté de lui était en fait en train de gambader tel Bambi autour de sa personne. Plus il pensait, et plus l’européen se disait qu’il fallait vraiment qu’il pense à se calmer car son attitude était ridicule à ses yeux. Voilà, c’est pour ça qu’il finit par pousser un grand soupir, puis posa une main sur l’épaule droite de Kalya afin qu’elle s’arrête et qu’il puisse lui passer devant, se mettre face à elle, et ainsi avoir au moins l’impression que le rythme accéléré des choses était en train de ralentir pour reprendre sa vitesse normale.

    « Écoute. »

    Toute bonne réplique digne de ce nom doit commencer par ce « écoute » solennel.

    « Je ne sais pas ce que tu pense. Je ne veux pas que tu pense que je pense quoi que ce soit, et si tu le pense quand même alors essaye de penser à autre chose parce que tu te trompes sur toute la ligne. »

    Jamais de sa vie Matt n’aurait imaginé qu’il sortirait une phrase pareille, et il tapota l’épaule de la blondinette comme signe d’au revoir avant de se retourner pour s’en aller cette fois en direction de la salle des profs pour ranger ses affaires et essayer d’oublier cet épisode, ce qui ne lui réussit visiblement pas car il s’arrêta à nouveau quelques pas plus loin, poussant un autre gros soupir, passant sa main libre sur son visage, puis finissant quand même par refaire face à la jeune femme avec un air qui se voulait convaincant. Sur sa lancée, le brun s’apprêta à rajouter quelque chose, mais il finit par refermer la bouche sans aucun argument valable à partager.
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Kayla D. Dreyscott
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MessageSujet: Re: Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥]   Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] Icon_minitimeDim 2 Mai - 21:41


matthias & kayla


bambiiiiiii xD *OUT*

« Je ne sais pas ce que tu pense. Je ne veux pas que tu pense que je pense quoi que ce soit, et si tu le pense quand même alors essaye de penser à autre chose parce que tu te trompes sur toute la ligne. » Je ne dirais pas que je venais de prendre une claque en pleine figure. Parce que c'était le cas. Je m'étais imaginé des choses, certes. Mais je connaissais la limite entre le rêve et la réalité. Je ne m'étais pas faites de grandes illusions. Or, il n'était jamais agréable d'entendre les choses de manière aussi crue. Même si c'était pour mon bien, je n'en doutais pas. Quoique. Aucunes émotions ne trahissaient mon visage de marbre si ce n'est le voile qui venait de s'abattre sur mes pupilles. Je ne pouvais me permettre une autre réaction. Il avait raison. Il fallait que j'arrête de penser à ce qu'il peut penser. A espérer que ce que je pense est ce qu'il pense également. Notre séparation d'âge était faible. Presque nulle. Et pourtant, le fossé qui était entre nous me donnait le vertige. C'était incroyable de sentir une personne de son âge aussi distante. Je n'avais pas l'habitude. Je ne me rendais pas compte de la différence de grade dans la hiérarchie. Lui, professeur. Elle, étudiante. Point barre. C'était... Bouleversant. Bouleversant que de remarquer toutes ces choses qui m'avaient échappées ces derniers mois. Je ne savais comment ni pourquoi, mais je m'étais crue tout permis. J'étais dans l'optique que rien n'était malsain dans ce que je ressentais pour Matthias. N'était-ce pas ce que nombre de gens du même âge ressentaient les uns envers les autres? Mais c'était différent, là. Tout était tellement différent. J'y perdais tête. J'aurais tellement voulu pouvoir lui répondre quelque chose, mais ma voix manquait. Elle aussi, s'était perdue. Mes lèvres ne paraissaient pouvoir se séparer l'une de l'autre. Elles refusaient tout passage d'un son quelconque. Alors je baissais la tête. Signe de soumission que je répugnais mais qui ne pouvait que trop bien convenir comme réponse. Je ne savais quoi lui offrir d'autre. Il m'avait annoncé les limites. A moi de les respecter.

Les battements de mon cœur se calmaient peu à peu. Ils résonnaient tout aussi fort dans ma poitrine, mais la cadence se stabilisait. Déroutée, je passais une main légèrement fébrile dans mes cheveux blonds. Ma lèvre inférieure sans cesse mordillée, je m'apprêtais à faire demi-tour. Qu'avais-je de plus à faire? Le regarder partir jusqu'à ce qu'il disparaisse de ma vue? Ridicule. Sauf qu'il s'arrêta, me stoppant net dans mon élan. J'accrochais à nouveau son regard. L'espoir, je l'avais mis de côté. La surprise avait prit place. Il ouvrit la bouche, pour la refermer aussi tôt. Je décidais de m'avancer vers lui. Qu'il se rassure, je ne le violerais pas. Bien que la tentation était terriblement tentante. (a) Parcourant les quelques mètres qui nous séparaient, je m'arrêta une fois proche de lui. Ce n'était non pas son visage que je regardais, mais son corps que je parcourais timidement du regard. Me surprenant, je rougis à nouveau. Lentement, je posais une main contre son torse. Ne sentant aucun frémissement, aucune distance, je la fis glisser lentement vers son dos, collant mon corps contre le sien. Je désirais simplement un contact, quelque chose pour rejeter ma peine. Faire en sorte qu'elle s'éclipse. Quelle fasse place à la compréhension. Lentement, j'abaissais mes paupières. Son odeur m'enivrait. Préservant le contact de son corps, je daignais lever mon regard vers lui. Qu'il ne se méprenne pas, j'étais morte de trouille. Horrifiée par mon audace. Pas sa réaction prochaine. « Je respecte, Matthias. Mais ne sous-estime pas ce qu'une vulgaire étudiante peut bien ressentir. » J'avais fais mon choix sur lui. Il me rejetais une première fois, je pouvais comprendre. Je le laisserais tranquille jusqu'à pouvoir tenter à nouveau ma chance. S'il me rejetait une fois de plus? J'abandonnerais. Je n'étais pas pour harceler les gens. Cela ne me mènerait à rien de toute façon. Quoiqu'il en soit, je repris ma position initiale. Corps contre corps. Ma tête posée contre sa poitrine. Que je touchais du bout de la tête, mais qu'importe. J'étais parcourue de légers tremblements que je tentais de maîtriser. Vous ai-je dis que je n'étais pas douée comme fille?

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Matthias L. O'Malley
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MessageSujet: Re: Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥]   Premier rp ouvert, fêtons ça. [Pv. Kayla ♥] Icon_minitimeLun 3 Mai - 13:22

    Il ne fallait pas que ça arrive, il ne fallait vraiment, mais alors vraiment pas… et puis merde. Qu’est-ce que tu veux faire face à une fille qui vient comme ça se coller à toi d’un seul coup ? Plein de choses, énormément de choses toutes plus raisonnables les unes que les autres, à vrai dire, sauf qu’il y a des moments où t’en es incapable. Entre les envies et les devoirs il y avait une bonne grosse ligne tracée avec des mines anti personnelles. Matthias s’est toujours considéré comme quelqu’un de logique, et sa logique lui disait de prendre ses distances tout de suite avant que la situation n’empire. Rien à faire pourtant, il ne bougea pas, malgré la facilité déconcertante qu’il aurait eut à repousser Kalya dans les secondes qui suivaient. Son seul geste fut peut-être de baisser les yeux sur la silhouette qui s’était accrochée à lui et lui lançait finalement un coup d’œil en lui adressant la parole. Nom d’un chien ce que c’était osé, ça ! Peut-être tellement osé que ça le prenait de court. Dans le fond c’était de sa faute à lui et à lui seul. C’était simple ! Il aurait suffit de laisser la blondinette vivre sa vie dans son coin et ne pas s’inquiéter de son cas.

    Simple, hein ? À qui dites vous ça ? Matt n’était pas l’une de ces personnes qui parvenaient à ignorer une personne lorsqu’elle était au bord des larmes ou que quelque chose semblait lui peser sur le cœur tellement fort que même un aveugle l’aurait remarqué. C’était inhumain, l’indifférence. Et face à la solitude de Kalya, le jeune homme n’était pas parvenu à rester de marbre, car il ne savait que trop bien ce que c’était que cette chose là. Alors tout ça, cette situation, elle était inévitable, c’est ça que vous essayez de me dire… ?

    Un autre soupir gonfla la cage thoracique de l’européen, et puis il finit par céder à moitié, posant l’une de ses mains derrière la tête de la demoiselle pour la garder un instant contre lui et ainsi confirmer une quelconque réciprocité qui prit fin bien plus rapidement qu’on n’aurait pu l’imaginer, car Matthias ne tarda pas à se retirer après ça en se passant les doigts dans ses cheveux d’un air frustré. Ca ne se voyait pas sur lui au premier, mais alors pas du tout, cependant, il n’était pas beaucoup moins timide que la plupart des autres étudiants ide cette université.

    « Si on m’avait dit que t’étais aussi audacieuse j’aurais pris peur depuis un bon moment déjà. »

    Car oui, de ce côté-là, elle le battait à plate couture, et même deux fois plutôt qu’une. Contente, Kalya ? Tu découvre une facette de ce type que tu ne connaissait pas, et ce n’est malheureusement qu’un début pour cette personne qui a tout entendu tout de ta vie mais n’en a jamais placé une à son sujet. À quoi cela pouvait-il bien servir d’étaler qui on est tant qu’il n’y a pas celui ou celle qu’il faut vraiment pour entendre la vérité ?

    « Bon eh... à plus, alors. »

    C’était quoi ça ? Mon dieu, mais quelle attitude de gamin, s’esquiver d’une manière pareille ! Bah voilà, vous devrez faire avec, même si ça sonne faux lorsqu’on regarde QUI vous dit ça. Un grand monsieur que vous considériez comme tel jusqu’à maintenant, oui. C’est lui. C’est comme ça…
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